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Etapes 36 -> 39

Journée de repos
Le dimanche 23 août
à Sierre
☀️☀️☀️

Bonjour à tous,
À force de persévérance, on arrive à notre objectif : j’ai ma journée de repos 🥵
Je l’ai bien mérité. Ce sera big breakfast, lecture, repas de midi, sieste et piscine ! La belle vie 😜 comme dirait mon frère !
J’ai passé toute la journée avec Jean-Jacques et son fils Mattia, c’était une belle journée, je les remercie encore une fois… 😊
18h00 : Changement de décor, j’ai rendez-vous avec Chric (Christine) et son mari Henri à l’hôtel de La Poste à Sierre. On va manger une excellente pizza en ville et après dodo. Le lendemain matin, Henri ira au travail (pas de chance pour lui 😜), Chric et moi, nous irons faire quatre journées de marche ensemble tous les deux…
Je vais donc transmettre ma plume à Chric pour qu’elle vous raconte ces quatre journées passées avec moi… Aie aie aie !!!

Bonjour à tous,
Je m’appelle Christine surnommée Chric ou Chrikette. Yves est mon ami depuis plus de 15 ans, il est aussi mon témoin de mariage et c’est grâce à lui que je suis devenue coach sportive. C’est encore Yves qui m’a fait faire mon premier marathon (Mont-Blanc) et qui m’a donné le virus de la course en montagne. C’est donc tout naturellement que je le rejoins 4 jours dans son périple à travers les Alpes. Je reprends la main sur ce blog pour vous raconter ces quatre étapes en Valais.
Nous nous retrouvons dimanche soir, à Sierre avec Henri mon mari et décidons des parcours des jours suivants. Les étapes doivent être sans trop de dénivelé négatif, en raison de la cheville de notre barbu encore bien enflammée.

Étape 36
Chermignon – Montana Crans
Lundi 24 août

Lundi matin,
Après un petit trajet en car postal , nous démarrons donc cette étape dans le village de Chermignon-d’en-Bas en suivant le vertigineux bisse du Lens. Eh oui bêtement, j’ai négligé qu’un bisse même si cela reste facile physiquement, peut être très vertigineux. Nous marchons à flanc de montagne sur un sentier de 50 cm de large avec un précipice dont je ne veux même pas estimer la profondeur ! 😨Yves fait une première chute, merci les genouillères et sa tête bien dure, il mord juste un peu la poussière et repart l’air de rien en chantonnant. 20 Minutes après, il trébuche à nouveau et se rattrape tant bien que mal à mes hanches ou mes jambes, je ne sais plus trop bien. Nous jurons tous les deux ! P** ! Là ça aurait pu être fatal, je tremble comme une feuille lui faisant pour une fois un peu concurrence. 😉
Nous décidons de quitter ce bisse de tous les dangers pour gagner Montana par des chemins comme on les aime, bien raides mais néanmoins safe. De bons coup de culs comme dit Yves. 😉
Nous arrivons à Crans et il est très content de me faire découvrir ce fameux golf où il a joué quelques années en arrière.
Arrêt obligatoire au team-room du coin. Coca pour lui, bière pour moi puis nous rejoignons notre hôtel pour une pause bien méritée.
Le soir, nous retrouvons ses amis Esther et Christophe pour un repas de retrouvailles, ma foi fort sympathique. Merci Christophe et Esther pour l’invitation, nous avons passé une chouette soirée.

Étape 38
Montana – Nenda
Mercredi 26 août
☀️☀️☀️

Ce matin Yves et moi avons la lourde tâche de trouver un nouvel itinéraire de marche pour la journée. Pas facile la vie. 😉😃
En effet, plusieurs parcours s’offrent à nous et il s’agit de choisir celui qui sera le plus approprié pour rejoindre tranquillement Verbier de l’autre côté de la vallée. Un chemin toujours avec un minimum de dénivelé négatif et qui permette d’avaler suffisamment de kilomètres entre plaine et montagne.
Nous renonçons, non sans une pointe de tristesse, au convoité “Bisse du Ro” qui nous semble bien trop risqué après nos aventures de lundi.
Finalement nous optons pour un sage compromis qui nous fera avancer en toute sécurité. Nous embarquons à bord du funiculaire Montana-Sierre, arrêt à Venthôme et départ sur l’itinéraire 36 sur le chemin des vignes. Yves est en très grande forme, le chemin est vallonné et ses jambes courent plus qu’elles ne marchent. J’ai de la peine à le suivre, j’évalue son allure à 7km/h par moment. Il semble ne pas sentir le poids de ses sacs et si ça démarche n’était pas celle que nous connaissons, la maladie n’aurait aucune prise sur lui . C’est là que je mesure à quel point le sport fait partie intégrante de Yves. Là il est bien, il est heureux et je retrouve cette fameuse lueur dans ses yeux qui lui donne la force de supporter tout ça. Un vrai warrior !
L’après-midi nous cheminons à travers les vignes sous un soleil de plomb le long du bisse. Yves en profite pour un bain de pieds qui sera aussitôt suivi d’un bain complet dans le bisse.
Une fois notre barbu rafraîchi, nous continuons en direction de Sion où nous prenons le bus pour Nendaz.
Nous sommes bien accueillis par un jeune tenancier Belge qui possède une belle carte de bières de son pays. Je dis ça pour moi car Yves, lui, carbure au coca et bières panachées, beurk ! 😃
C’est tellement sympa ici que nous mangeons dans le restaurant de l’hôtel. Très jolie carte, menu végétarien et vegan, plein de légumes, je suis aux anges ! Hop au dodo, demain sera une grosse journée.

Étape 39
Nendaz – Martigny
Jeudi 27 août
☀️☀️☀️

La journée commence par l’obligatoire petit-déjeuner, dehors le soleil est omniprésent et nous nous réjouissons déjà de dévaler les sentiers.
L’étape du jour sera en fait en deux étapes, une en montagne et la seconde en plaine.
Nous partons de Nendaz en logeant quelques vieux mazots à travers une belle forêt de mélèzes. En ce qui concerne le dénivelé négatif tant redouté de Yves, c’est raté car on se prend méchamment la descente dans les jambes. Dans la bagarre, Yves casse son bâton fétiche ! Trop triste ! Qu’a cela ne tienne, il se promet de lui trouver une réplique plus tard. D’ailleurs vaut mieux un bâton cassé qu’une cheville ou un genou blessé.
Nous arrivons au bucolique village d’Isérable où nous grimpons dans le téléphérique jusqu’ à Riddes.
Là, les alentours ne sont pas glamour, routes et autoroute prennent tout l’espace. Quel contraste après le calme de la forêt. Je ronchonne un peu mais Yves nous trouve un chemin de secours dans les cultures fruitières. Finalement, c’est sympa de cheminer au milieu de rangées de poiriers et de pommiers.
Nous regagnons ensuite notre cher itinéraire 36 près de Saillon.
Cela tombe bien car Yves a faim et quand Yves a faim, vaut mieux pas se mettre en travers de son chemin. Vous vous souvenez du film “Gremlins” ? Si oui, vous pouvez alors vous faire une idée de comment il pourrait se transformer si il n’avait rien à se mettre sous la dent. 😅
Après un bon ravito au cœur du village nous repartons dans les vignes, Martigny est encore loin, faut pas traîner. Là encore je reste bluffée par sa vitesse de marche. Il fait chaud, le chemin serpente dans le vignoble, il y a de bons coup de cul et l’ombre est rare. Mais Yves ne s’aperçoit de rien du tout, plus Martigny approche plus son allure augmente. Non mais Yves t’es pas en train de boucler l’UTMB là !
Notre étape se termine à la gare de Martigny où chacun prendra un train différent. Yves pour Verbier et moi pour Gingins. Hé oui toute bonne chose a une fin et c’est le cœur serré que nous nous quittons. Merci Yves de m’avoir fait confiance pour les itinéraires et l’organisation, bravo pour ce défi que tu mènes avec brio. Il te reste encore un mois de périple, nous nous réjouissons tous de voir ta progression et de suivre ton blog.

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